Bourvil
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La présence de Bourvil dans un film était, pour le public, la certitude de passer une heure et demie à bien s’amuser ; c’était le fou-rire assuré grâce à la présence de ce comédien incomparable. Et pourtant, à la ville, c’était un personnage modeste, d’une simplicité rare.

J’ai eu l’occasion de déjeuner avec lui, un jour, chez le metteur en scène Jean Boyer, peu après la sortie d’un grand succès, « le Trou Normand ».


Soudain, plissant le front, il prit un air rêveur et nous avoua, lentement :  


Bourvil…

Mémoires non éditées de Paul Misraki, archives familiales.

Le Trou Normand, Paul Misraki, Bourvil

« Je ne sais pas pourquoi je suis drôle. Je constate qu’on m’engage toujours pour jouer des rôles comiques, mais je ne comprends pas pourquoi, non, vraiment, je ne comprends pas. Je dois avoir, peut-être, sans m’en rendre compte, une façon bizarre de parler, un ton de voix particulier… J’ai remarqué, effectivement, que lorsque je me rends à une réunion, j’ouvre la porte et je dis : « Bonjour, comment allez-vous ? », eh bien aussitôt, tout le monde éclate de rire… »


Il paraissait très sincèrement troublé. Et, pour une fois, personne ne rit.

Aller! Un petit extrait du Trou Normand?

J’ai composé la musique de cinq films dont la vedette se nommait BOURVIL : le Rosier de Mme Husson (Jean Boyer, 1950), le Trou Normand (Jean Boyer, 1952), Le fil à la patte (Guy Lefranc, 1954), Le Chemin des Ecoliers (Michel Boisrond, 1959) et Un Drôle de Dimanche (Marc Allégret, 1959).